Humeurs

Le ‘French Paradoxe’

Le vin, un médicament ?

Fait constaté par de nombreuses études dans les années ‘70 et confirmé par le Prof. Renaud lors d’une étude effectuée en Lorraine : une consommation de 3 verres de vin par jour diminuerait le risque de mortalité de 30 % par rapport aux abstinents.

D’autres enquêtes récentes principalement aux Etats-Unis et au Canada appuient cette supposition. Ces études montrent aussi qu’une consommation supérieure à 3 verres n’est pas de bénéfique.

Pourquoi ?

Le vin (principalement le rouge) contient des composés phénoliques (le resvétarol et la quercétine) aux nombreux effets bénéfiques ; ils sont antioxydants et donc évitent l’oxydation du mauvais cholestérol ; ils sont vasodilatateurs et diminuent donc le risque de thrombose. Mais pour exercer leurs effets ces polyphénols doivent être absorbés… Ouf on a évité la pilule de superpinard !

Ces polyphénols auraient aussi un effet contre le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies dégénératives. Le risque de développer la maladie d’Alzheimer serait diminué de 75 % chez les buveurs modérés.

Preuves à l’appui : les Français ont un pourcentage de maladies cardio-vasculaires bien plus faible que les Américains : 145 infarctus pour 100.000 habitants d’âge moyen contre 315 en Amérique. Dans le Sud-Ouest de la France, où le foie gras, les confits et la cuisine à la graisse d’oie sont des éléments incontournables du régime alimentaire, il est seulement de 80 pour 100.000 par an, 4 fois moins qu’aux Etats-Unis. Il est vrai que les Crétois font encore mieux avec seulement 38 cas pour 100.000 habitants.

Mais tout est question de dose et de façon de consommer, le vin doit être pris lors des repas et une consommation excessive expose à de nombreuses pathologies telles que la cirrhose, l’abus d’alcool serait également responsable de 30 % des accidents de la circulation.

En conclusion, consommé de façon raisonnable, tout porte à croire que le vin sans être un médicament aurait des propriétés bénéfiques pour notre santé. De la à être prescris par votre médecin et remboursé par la sécurité social il reste beaucoup d’eau à couler sous les ponts de la gironde bordelaise.

Stéphane Voogt

 

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